Interview : Les Chameaux de Béziers

Nous avons eu la chance de nous entretenir avec Nicolas Seynat, Président du club des Chameaux de Béziers.

Bonjour Nicolas,
Peux-tu te présenter toi et ton club ?

Le club de Triathlon « Les Chameaux de Béziers » a été créé en 1982, ce qui le positionne deuxième club le plus ancien de France. En 2020, le club compte 76 licenciés, dont 23 inscrits à l’école de triathlon. Avec trois manifestations dans l’année (Triathlon de Béziers, Urban trail de Béziers, trail de Saint Christophe), le club continue sa politique de développement. D’ici 2022, le club espère dépasser les 100 licenciés et avoir une école labellisée deux étoiles.

Pourquoi as-tu pris les rênes de ce club ?

Je souhaitais organiser un triathlon sur Béziers, relancer une école de triathlon, développer le triathlon féminin et offrir les tenues aux licenciés en trouvant des sponsors . Les membres en place ne croyaient pas en ce projet (notamment l’organisation du triathlon à Béziers). Dès la première année, nous avons pu tenir nos engagements. En deux ans, nous sommes passés de 36 à 75 licenciés (stabilisation du nombre aujourd’hui).

Quel est le rôle d’un Président de club en général et dans ces moments délicats liés à la crise sanitaire ?

Un président joue un rôle principal dans un club. Selon la taille des clubs, il insuffle la politique générale du club, coordonne les actions à mettre en œuvre, se déplace pour aller à la recherche de sponsors. Il est à la fois l’image et le moteur du club. En triathlon, le changement de président s’accompagne souvent d’un départ massif de licenciés et de changement d’orientation (les passations de pouvoir se font rarement dans de bonnes conditions, ce qui est regrettable).

Par rapport à la crise, un président se doit d’informer et de faire respecter les règles même s’il n’est pas en accord avec celles-ci. Au niveau des chameaux de Béziers, nous avons suspendu tous les entraînements et événements du club afin de ne pas prendre de risque. 

Si certains clubs sont impactés financièrement, ce n’est pas réellement notre cas. Nous n’avons pas de salariés et nos sponsors (qui sont des amis pour la plupart) continuent à nous aider.

Selon toi, que va devenir cette expérience sociale qu’est le sport dans le monde post-Covid ? Quels changements doit-on opérer ?

 Au delà des pertes financières potentielles suite aux annulations de dernières minutes, ce qui m’inquiète, c’est le changement de mentalité des coureurs. Si les gros événements seront épargnés (les gros marathons ou triathlons mondialement connus), les petites courses risquent de voir une augmentation fulgurante des inscriptions de dernières minutes. Si nous avions pu régler ce problème de gestion depuis quelques temps, se sera peine perdue lors de nos prochains événements. Il sera impossible pour nous de prédire le nombre de participants (la préparation budgétaire sera compliquée).  Comment le régler, je n’ai pas d’idées. Pour la ligue, 2021 va être un casse tête avec la multiplication des épreuves sur des dates communes. Bons nombres d’événements risquent de disparaître au profit des grosses machines (ironman…)

Si tu devais donner envie à une personne non licencié de rejoindre ton club, quels seraient tes mots ? 

Convivialité, simplicité et partage sont les maîtres mots de notre club. Nous ne formons pas des élites, nous partageons notre expérience, notre passion du sport, du triathlon.

Merci à toi Nicolas, nous te souhaitons une belle saison 2020-2021.